Enseignements

ENSEIGNEMENTS DANS LA SCIENCE DE L’OSTÉOPATHIE

PAR WILLIAM GARNER SUTHERLAND, D.O.

« La promenade du vairon »

Note de la Directrice de l’édition : De temps en temps, le Dr Sutherland décidait d’improviser un exposé sur le cerveau qu’il intitulait la « promenade du vairon ». Un autre de ces exposés est présentée au chapitre 17. Chacune de ces promenades est différente.

 Dans mon imagination, le petit vairon voit la formation appelée cervelet. Il regarde les deux hémisphères et observe la construction de ce mécanisme. Il semble fonctionner comme un soufflet de forgeron. En d’autres termes, cela signifie que les circonvolutions des hémisphères cérébelleux ressemblent à des soufflets. Ensuite, il voit les faisceaux, les faisceaux nerveux partant du cervelet latéralement pour aller jusqu’à la moelle épinière et au pont.

Il commence à penser à d’autres fonctions, à des fonctions physiologiques autres que la transmission des signaux nerveux. Ces fonctions sont signalées par le corps vivant, actif, par la motilité des parois. Il remonte le long de ce petit aqueduc et se retrouve au sommet d’un gouffre. Il aperçoit des murs étroits, puis se rend compte que ces parois se déplacent, donnant à la cavité la forme d’un V. Ensuite, ces parois bougent à nouveau, refermantla cavité. Le Vse forme lors de l’inspiration et les parois se rapprochent lors de l’expiration. Comme il a envie d’aller voir le fond de ce gouffre, il plonge dans le fluide et rencontre l’hypothalamus. Laissons-le ici. Non, nous allons plutôt lui faire faire autre chose.

Nous pouvons le faire remonter jusqu’à la membrane de tension réciproque et la faux du cerveau, et lui faire sonner la cloche de l’ethmoïde. Il peut l’utiliser au moyen de la crista galli et faire balancer l’ethmoïde comme s’il s’agissait de la cloche d’une locomotive. Avec ce mouvement de bascule, nous pouvons voir ce qu’il advient des bulbes olfactifs reposant sur la lame criblée, et d’où pendent les nerfs olfactifs. Vous savez que le liquide céphalo-rachidien se trouve dans ces bulbes, le long de ces systèmes dont on dit qu’ils appartiennent au cerveau. Il s’agit d’une formation différente de l’agencement habituel des nerfs crâniens. Vous pouvez lire à ce propos les expériences menées par Speranski. J’attire votre attention sur ce système qui protège la muqueuse nasale.

Revenons à présent au troisième ventricule, cette étroite cavité qui s’élargit lors de l’inspiration. Essayez de visualiser l’étirement réel du toit lors de l’inspiration. Le plexus choroïdien du toit, et non celui du ventricule. Je veux que vous visualisiez le mouvement alternatif d’étirement et de resserrement de ce plexus choroïdien lors de l’inspiration et de l’expiration. Voilà notre principe mécanique pour l’échange entre le sang et le liquide céphalo-rachidien. Prenez conscience de la motilité du cerveau et de celle du plexus choroïdien, qui est formé de la pie mère et d’une partie du système vasculaire sanguin, et non du système nerveux. À l’intérieur des parois des ventricules latéraux, il existe le même agencement, qui est un rideau entre le plexus choroïdien et le ventricule. Revenez au quatrième ventricule et observez le même agencement mécanique.

 

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Je vous ai proposé une description du mécanisme matériel, de ce mécanisme que l’homme utilise lors de son séjour sur la terre. J’attire votre attention sur l’emplacement des centres physiologiques, qui sont situés dans le plancher du quatrième ventricule et régulent les mécanismes secondaires du corps vivant. L’emplacement de ces centres vitaux primaires motive le choix du terme primaire dans l’expression mécanisme respiratoire primaire. La grande batterie, la Marée, fonctionne à travers cette région. Prenez conscience du fait que l’« élément le plus noble connu » est transmuté dans ces centres physiologiques. Les noyaux des nerfs crâniens reçoivent également la transmutation de cet « élément le plus noble connu », de la batterie qui contient le « jus ».